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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 12:09

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Comme chaque année en cette saison, cartables à l’effigie du tout dernier super-héro à la mode, cahiers 100% non-recyclés estampillés « I love Nature » – gros plans de loups, dauphins ou poneys à l’appui –, plumiers compartimentés avec crayon-lampe-de-poche-thermomètre intégré et autres gadgets fondamentaux au développement psycho-socio-intellectuel de nos chères têtes blondes fleurissent dans les rayons des supermarchés. Avec, bien entendu, d’un côté le « coin des filles » avec stylos à paillettes et fanfreluches, gommes rose bonbon et carnets cadenassés pour « noter tous ses secrets » ; de l’autre le « coin des garçons » avec compas hypersophistiqués, cartes détaillées des étoiles et classeurs estampillés « Ferrari » ou « Diables rouges ».

 

Car, évidemment, les filles et les garçons, ça n’a pas les mêmes goûts, ni les mêmes besoins. Les filles, c’est nul en maths, ça aime papoter avec ses copines et souligner ses titres avec de jolies couleurs. Les garçons, ça aime les sciences, ça ne sait pas prendre soin de ses affaires et ça a besoin de se dépenser physiquement. Stéréotypes éculés ne reposant sur aucune réalité scientifique, mais  qui seront renforcés dès l’entrée en classe. Ainsi, par exemple, des études ont montré que les enseignant(e)s étaient plus exigeants quant au soin des cahiers de ces demoiselles, tandis qu’il pardonnait plus facilement les écarts de conduite de ces jeunes hommes.

 

Et voilà comment, en un tournemain, les stéréotypes sexuels s’imposent aux enfants, programmant l’air de rien nos filles au rangement, au maintien de l’ordre et à la sensibilité, nos garçons à l’action, au dépassement de soi et à l’impulsivité. Selon cette même logique, plus tard, les premières seront orientées (dans le meilleur des cas) vers les branches littéraires et sociales, tandis que les seconds seront encouragés à rejoindre HEC ou Polytechnique. Les premières galèreront pour trouver un emploi dans des filières bouchées et/ou peu valorisantes, les seconds se feront vite une place dans un monde professionnel construit pour eux.

 

Alors, si à l’aube de cette nouvelle rentrée scolaire, on se décidait – enfin – à prendre de vraies bonnes résolutions ? Les cahiers (roses pailletés ou rouge Ferrari) au feu, les stéréotypes au milieu !


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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 10:13

 

On entend souvent dire, l’engagement des jeunes en politique est de plus en plus ténu. La peur de l’instrumentalisation en est un des facteurs principaux.  Mais sont-ils aussi dépolitisés ou éloignés de la politique qu’on ne le pense ? 


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Des bémols sont à actionner. Ils sont sûrement, l’époque étant la nôtre, plus critiques plus exigeants que leurs aînés à l'égard des politiques. Aujourd’hui les jeunes sont comment dire…à la fois intéressés et désintéressés par la politique  comme bon nombre de citoyens du reste. Ils sont écartelés entre héritage de leurs aînés (duquel ils souhaitent bien souvent prendre de la distance) et animés par la curiosité et l’envie de réaliser leur propre expérimentation.


L’ère du temps fait qu’ils sont davantage imprégnés de clivages idéologiques quelques peu embrouillés. Le contexte et le passage à l’engagement politique sont d’une grande complexité. Notamment, les oppositions gauche-droite ou socialisme-libéralisme économique n’apparaissent plus aussi distinctes et perceptibles que dans les années 80.


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De même la prégnance du chômage, les exclusions sociales et toutes les questions sociales en général ralentissent les volontés d’engagement. Préoccupés qu’ils sont par des enjeux aussi primordiaux.  Si les jeunes ont beaucoup de mal à trouver les atouts de différenciation entre la gauche et la droite, en revanche, ils identifient bien les partis des extrêmes gauche et droite.


Pourtant nous aurions tort de penser qu’ils désertent ou boudent le champ de la politique. Ils s’emparent de la méfiance certes, mais ils s’impliquent et se mobilisent  beaucoup plus qu’il y a deux décennies, dans la défense des droits de l'Homme, les mouvements de revendication liés à l'éducation ou à la formation ou encore altermondialistes. Il semblerait donc que c’est bel et bien le contenu de leur engagement qui ait changé, le besoin de réconcilier le terreau des idées et les mobilisations collectives. Les jeunes sont en attente d’une éthique politique irréprochable, une éthique où se côtoient vérité et humanisme, écoute attentive du citoyen. Ces rapports de qualité retrouvés mènent les jeunes à se réconcilier et à renouer progressivement avec la politique.


C’est à ce prix qu’ils se sentent à nouveau concernés par le champ de l’action politique. Bien conscients qu’ils sont que s’ils ne s’intéressent pas à elle, pourtant elle, s’intéresse à eux. Mais ils ont besoin de garanties éthiques et citoyennes pour pouvoir s’y engager sereinement et se placer aux premiers rangs d’une époque en perpétuelle mutation et en situation d’urgence démocratique. 


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Mardi 21 juin 2011 2 21 /06 /Juin /2011 11:45

 

 

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Et oui, c’est le début des beaux jours et avec lui son cortège de super conseils pour être toujours la plus belle/mince/stylée sur la plage.

 

C’est vrai qu’il s’agit là de la préoccupation numéro une des femmes (loin devant la recherche désespérée d’une crèche et autres futilités) : trouver le maillot idéal qui valorisera leurs atouts. Entendez par là une poitrine rebondie, pas sept années de médecine ou un travail de bénévole au Resto du Cœur, évidemment.

 

Mais l’égalité des sexes, bien sûr, est un acquis dans nos sociétés. Tout le monde le sait. Une femme ne se définit plus par son corps et sa beauté. D’ailleurs, on la laisse même travailler (parfois même avec un salaire égal). Les normes – et les hommes – ont changé.

 

Deux mètres plus loin, le rayon des magazines masculins. FHM : une fille en maillot zippé. Entrevue : une fille en string. Max : une fille en bikini. Faut-il vraiment commenter ?

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 10:11

Il n’y a pas que de mauvaises nouvelles dans la gazette ! En tout cas pour certains grands patrons comme Carlos Brito (AB Inbev), Gérard Mestrallet (GDF Suez), Didier Bellens (Belgacom), ou Pierre Mariani (DEXIA), elles sont bonnes : leurs salaires 2010 respectifs se sont chiffrés à 4,4 millions , 3,1 millions, 2,5 millions er 1,8 million d’euros.

 

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Cela fait entre 100 et 200 fois le salaire minimum. Mais ils le méritent ! Un grand patron, ça ne se contente pas de 8 heures de travail. Ça ne file pas prendre son train à 5h. Ça ne joue pas aux cartes sur le trajet. Ça ne se vautre pas devant la TV : ça fait 800 heures de travail par jour et ça dort peu. Il faut dire que 1000 €/h,  ça incite aux heures sup’.

 

Les grands partons savent pourtant se modérer. Mestrallet par exemple aura gagné moins en 2010 qu’en 2009. Il est vrai qu’il s’était accordé une petite augmentation de 72% en 2009 sur la part fixe mais seulement 5 % sur la part variable ce qui, compte tenu d’un taux d’inflation négatif de 0,04% reste assez raisonnable. Idem pour Mariani. 2010 n’a pas été faste pour lui : il n’a pas gagné un rond de plus, même si lui aussi avait pris le soin de s’indexer (manuellement) de 683% en 2008-9, annus horribilis  avec un pic d’inflation de 4,5%.

 

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Mais bon maintenant son salaire est gelé. Et c’est là que l’on mesure tout le sens des responsabilités que n’ont malheureusement pas les travailleurs et les syndicats qui s’en réclament. DEXIA ne va pas trop bien. Il a même fallu que l’Etat y injecte 2 milliards pour la sauver. Donc Mariani se contente d’un petit bonus de 600 millions.

 

Si un grand parton peut gagner moins,  pourquoi pas nous ? Pourquoi ne pourrions nous pas modérer nos salaires ? Pourquoi s’accrocher à cette indexation automatique des salaires qui accorde des augmentations à tout le monde sans effort, sans mérite, sous le simple prétexte que le gaz a augmenté de 20 % en un an. Que les carburants flambent… Roulons moins. Sortons le vélo, les gros pulls et rallumons les BBQ…

 

Les travailleurs doivent comprendre qu’ils sont une charge pour la société. Pour leur entreprise en tout cas. Qu’une augmentation de salaire de plus de 0,15 % l’an est une hérésie économique. Une injure à la compétitivité. Si la FEB a refusé d’augmenter le salaire minimum (1.415 euros/mois), c’est qu’elle avait  pour elle l’exemple d’abnégation de ses grands patrons.

L’Europe l’a bien compris avec son Pacte pour l’euro.

Au lieu d’envier ces grands patrons bourrés de talent, d’intelligence, de force de travail, de capacité d’organisation, les besogneux que nous sommes, devrions plutôt regarder du côté de nos homologues portugais : ils s’en sortent, eux, avec 485 euros par mois. Et les Bulgares, le SMIG à 123 euros leur suffit. Un peu de modération s’impose si on veut battre les Chinois sur leur terrain et mettre fin à l’appel d’air pour l’immigration.

 

Il serait temps que les travailleurs, la gauche en général, prennent quelques leçons d’économie et comprennent qu’un grand patron, ça crée des emplois. Ça crée de la richesse. La leur d’abord : charité bien ordonnée…. Mais tout le monde en croque. Les 4,5 milliards de bénéfices de GDF-Suez en 2010, on en profite. Plus si on en est actionnaire, bien sûr. Fallait acheter du GDF au lieu du livret d’épargne à 1,5%...  Mais sans Mestrallet, sans Electrabel, aurions nous  la chance de participer à cette création de richesses en payant l’énergie la plus chère d’Europe ?

 

 

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 17:32

Les nouvelles féministes ne sont pas aigries, elles ne tirent pas une tronche jusque par terre. Elles ne brulent plus leurs soutiens-gorges depuis belle lurette, elles n’engueulent pas tous les machos qui passent, les yeux injectés de sang et le poing levé.

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Elles parviennent même à rire devant « Qui veut épouser mon fils ? » (et pourtant, c’est loin d’être évident). Les nouvelles féministes ont les cheveux propres. Du moins la plupart, ce n’est pas une condition obligatoire non plus.

 

Plus dingue, certaines se maquillent, et même se parfument. Parce que, franchement, l’oppression d’une société de consommation patriarcale les soumettant aux diktats de la jeunesse/beauté/minceur, elles s’en tapent les roubignoles (pardon, elles s’en tapent la foufounette). 


C’est juste qu’elles trouvent que le rose aux joues et le noir aux yeux, ça leur plait bien, à elles, et que ça leur permet de faire la fête deux fois plus sans que cela se voit trop le lendemain au bureau.


Et puis, tant qu’on y est, si elles veulent mettre 10 centimètres de talons pour voir le monde de plus haut, elles le feront. Elles s’en foutent un peu qu’on les appelle ingénieur ou ingénieure, agent ou agente, cheminot ou cheminote, ce qu’elles veulent, c’est le même salaire.


Et là, il y a encore du boulot (c’est le cas de le dire) : en moyenne, en Belgique, une travailleuse gagne 10% de moins par heure qu’un travailleur.

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Dans 62 % des entreprises cotées en bourse, on ne trouve aucune femme dans le conseil d'administration (1). Et puis, il y a des choses qui les révoltent : les violences faites aux femmes, l’excision des petites filles, les atteintes à la liberté de disposer de son corps, le retour en force des anti-IVG, le sexisme ambiant, etc.


Et pour ça, les nouvelles féministes veulent se battre. Car tous les combats ne sont pas encore gagnés. Mais la guerre, ce n’est pas contre les Hommes qu’elles la mènent. C’est pour l’égalité. Comme leurs aînées, le côté décomplexé en plus.


 

  (1)   Selon les chiffres de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (2008).

 

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Chanik aka Cola$

Né "mort de rire" en 1974.

Grandit à Kinshasa où il découvre l'art et la révolte. 
Artiste multi-facettes travaillant à Bruxelles. 

En 2007, il lance le projet Lazer artzine. 

www.lazerartzine.com

 

Julien Callura

Jeune illustrateur fraîchement diplômé de la HELHA en communication publicitaire.

Il adore mettre en images des situations de façon amusante et efficace pour la presse,
la bd ou la publicité.

Si vous désirez le contacter, voici son adresse mail: julien.callura@gmail.com

 

Toma aka Thomas Suinen

Son style est né d’influences aussi bien franco-belges qu’américaines ou japonaises, le rendant assez « passe-partout » dans le bon sens du terme.

Il travaille actuellement sur un projet de bande dessinée de longue haleine mettant le mythe du loup-garou sous un jour nouveau, projet entamé durant ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Liège.

Ne se contentant pas de ce seul projet, il fait aussi des illustrations et des « one-shots » (BD d’histoires courtes) touchant à différents univers.

Les styles pop ainsi que les nouveaux courants de graphisme l'intéressent énormément, mais sa principale source d'inspiration restera toujours la simple observation de la nature et du monde qui l'entoure.

Plus d'infos ? http://kotouma.deviantart.com

 

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